Les points clés
Le moonlighting médical au Québec permet aux résidents en médecine admissibles de fournir des services médicaux dans un établissement pendant qu’ils poursuivent leurs études ou attendent les résultats de leur certification.
Cette expérience est enrichissante, au sens propre comme au figuré.
En effet, elle permet d’accumuler davantage d’heures d’expérience clinique auprès de différentes équipes de soins, tout en générant un revenu en dehors de la formation régulière.
Poursuivez votre lecture pour découvrir comment le moonlighting peut procurer une expérience précieuse et un revenu supplémentaire à un moment déterminant de la carrière des médecins.
Le terme peut sembler informel, mais le Québec encadre précisément la pratique du moonlighting.
Selon l’entente qui régit les médecins spécialistes du Québec, le moonlighting s’applique à un médecin spécialiste qui détient un permis du Collège des médecins du Québec (CMQ), possède une assurance professionnelle, poursuit actuellement des études ou attend les résultats d’une certification future et vient prêter main-forte dans un établissement.
Ainsi, le simple fait d’accepter du travail médical additionnel ne constitue pas automatiquement du moonlighting.
Le cadre applicable aux médecins spécialistes du Québec reconnaît deux situations : le moonlighting avec avis de conformité et le moonlighting sans avis de conformité.
Un résident qui occupe déjà un poste au sein du plan d’effectifs médicaux (PEM) d’un établissement peut y effectuer du moonlighting. L’établissement lui accorde le statut de membre associé jusqu’à ce qu’il devienne membre actif après l’obtention de sa certification.
Le médecin peut également effectuer du moonlighting dans un autre établissement à besoins importants (EBI) dans la spécialité concernée. Une autorisation temporaire d’exercer est alors requise.
Un résident qui n’occupe pas de poste au sein du PEM d’un établissement peut également effectuer du moonlighting dans un EBI dans la spécialité concernée. Dans cette situation, une autorisation temporaire d’exercer est aussi requise.
Avant d’accepter du travail de moonlighting, confirmez les exigences qui s’appliquent à votre statut de formation, à votre établissement, à votre spécialité, à votre permis et à votre protection professionnelle.
L’Association canadienne de protection médicale (ACPM) précise également que les résidents et les fellows qui effectuent du moonlighting doivent détenir un permis ou une inscription jugés acceptables par l’organisme de réglementation de la province ou du territoire où le travail est effectué.
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L’avantage financier est simple : le travail clinique additionnel crée une autre source de revenus pour le médecin.
La valeur exacte du moonlighting dépend des services que vous fournissez et des règles de rémunération qui s’appliquent à votre situation. Il n’existe donc pas un montant standard que tous les médecins du Québec peuvent s’attendre à gagner.
Il est ainsi particulièrement important de bien comprendre votre rémunération.
Avant d’ajouter des quarts à votre horaire, assurez-vous de savoir :
La RAMQ applique différents contrôles aux demandes de paiement médicales, notamment en ce qui concerne les renseignements de facturation du médecin, les codes applicables, les éléments de contexte, les délais de soumission et la compatibilité entre les différents éléments d’une réclamation.
Pour les médecins qui ajoutent du travail clinique à un horaire déjà chargé, éviter les suivis administratifs qui pourraient être prévenus devient particulièrement avantageux.
Commencez par vous assurer que vous répondez aux exigences du travail que vous envisagez.
Cela comprend votre permis du CMQ, votre assurance professionnelle, votre statut de formation ou de certification, l’autorisation de l’établissement et toute autre exigence associée au poste.
Ne présumez pas que la disponibilité d’un quart signifie automatiquement que vous êtes admissible à l’effectuer.
Cette vérification préalable évite qu’un problème administratif nuise à ce qui devrait représenter une occasion clinique et financière intéressante.
Avant de considérer un quart de moonlighting comme une source de revenus supplémentaires, renseignez-vous sur la rémunération qui y est associée.
Tenez compte du type de travail que vous effectuerez, des règles de rémunération applicables, du nombre d’heures et des responsabilités administratives découlant de ces services.
Évaluez ensuite l’occasion dans le contexte de votre horaire global.
Un quart peut générer des revenus supplémentaires intéressants, mais votre temps a également une valeur. Les déplacements, la documentation, la facturation, le suivi des paiements et le temps de récupération entre les engagements cliniques peuvent tous influencer la pertinence d’une occasion pour vous.
Des quarts supplémentaires signifient aussi davantage de services, de codes de facturation, de lieux de pratique et de réclamations à organiser.
Mettez en place un processus uniforme pour consigner les consultations, compléter la documentation, soumettre les réclamations et vérifier ce que la RAMQ traite finalement.
Et ne vous arrêtez pas à la soumission.
Les états de compte de la RAMQ indiquent quelles réclamations ont été payées, modifiées ou refusées. Les examiner régulièrement vous permet de repérer les problèmes et de corriger les réclamations admissibles avant l’expiration des délais importants.
Un processus rigoureux permet de vous assurer que le travail clinique additionnel que vous effectuez se reflète correctement dans votre facturation.
À lire aussi : Comment choisir une solution de facturation RAMQ
Le moonlighting fonctionne mieux lorsque votre gestion administrative suit le rythme.
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Qu’est-ce que le moonlighting médical?
Dans le cadre applicable aux médecins spécialistes du Québec, le moonlighting désigne la pratique médicale effectuée dans un établissement par un médecin spécialiste admissible qui détient un permis du CMQ et une assurance professionnelle et qui poursuit actuellement des études ou attend les résultats d’une certification future.
Les médecins résidents peuvent-ils faire du moonlighting au Québec?
Oui. Les résidents admissibles peuvent effectuer du moonlighting dans certaines conditions. Le processus applicable dépend notamment du fait que le résident occupe ou non un poste au sein du PEM d’un établissement ainsi que de l’endroit où le travail additionnel sera effectué.
Faut-il détenir un permis d’exercice pour faire du moonlighting?
Oui. Le cadre québécois exige que le médecin détienne un permis du CMQ et une assurance professionnelle. Une autorisation supplémentaire peut également être nécessaire selon l’endroit où le médecin exerce.
Combien un médecin peut-il gagner grâce au moonlighting?
Il n’existe pas de revenu de moonlighting unique applicable à tous les médecins. Les revenus dépendent des services cliniques fournis, des règles de rémunération applicables, des heures travaillées, de la spécialité et du contexte de pratique.
Le travail de moonlighting doit-il être facturé à la RAMQ?
La facturation dépend des services fournis et du mode de rémunération applicable. Lorsque la facturation à la RAMQ s’applique, les médecins doivent veiller à ce que leurs réclamations comprennent les bons codes, les éléments de contexte requis et les renseignements justificatifs appropriés.
Comment les médecins peuvent-ils gérer la facturation de leurs quarts supplémentaires?
Intégrez une solution de facturation comme Xacte à votre routine pour maximiser vos revenus. Consignez vos consultations, soumettez vos demandes de paiement, vérifiez vos états de compte de la RAMQ et corrigez les demandes refusées avec l’aide d’experts. La facturation mobile facilite également la gestion des demandes de paiement dans différents milieux de travail.